Marat assassiné

Marat assassiné

1800 - 1825 - Painting - 1,3m x 1,625m

Dans Marat assassiné, Jacques-Louis David met en scène le meurtre de Jean-Paul Marat par Charlotte Corday, le 13 juillet 1793. 

Il y représente une plaie, écho de la blessure du Christ sur la Croix, mis en valeur par la blancheur du foulard révolutionnaire qui appuie le sentiment d’innocence, de bonté et de dévouement du révolutionnaire. L’aspect du cadavre, son grain de peau étonnamment lisse, ne représente pas la réalité. Jean-Paul Marat souffrait depuis plus d’une dizaine d’années de pustules et de lésions cutanées qui recouvraient son corps, lui procurant des douleurs atroces. 

Sans aucun doute, l’artiste a choisi de ne pas dépeindre l’état tragique de son compagnon, pour ne pas briser la légende révolutionnaire qui se mit en place suite à sa mort. Réelle réussite artistique, bien au-delà du caractère esthétique, cette œuvre de propagande à partir de laquelle l’artiste affiche clairement ses orientations politiques, fait de Marat un martyr de la liberté.

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